= Le Livre des Prières == L’attestation de Foi Zaphiel enseigna au peuple la première prière sacrée : l’Attestation de Foi. Chaque fidèle devait proclamer : « Parédor seul est notre lumière. En Lui reposent notre confiance et notre espérance. » Cette proclamation était répétée cinq fois afin que le cœur, l’esprit et le souffle demeurent tournés vers Parédor. Les sages enseignèrent : « Les lèvres peuvent mentir, mais la répétition grave la vérité dans l’âme. » Ainsi commence toute prière Meyasede. == Les vêtements de prière Il fut ordonné au peuple de se présenter devant Parédor avec dignité et modestie. Les vêtements destinés à la prière devaient être : * propres ; * simples ; * et exempts des signes de richesse orgueilleuse. Car nul ne doit chercher à paraître plus grand que son frère devant Parédor. Les sages condamnèrent les habits destinés à attirer l’admiration pendant la prière. Et il fut dit : « Celui qui prie pour être vu des hommes oublie déjà le regard de Parédor. » Avant chaque prière, les fidèles se lavaient les mains et le visage afin de préparer leur esprit au recueillement. == Le châle sacré Zaphiel reçut également l’usage du châle sacré. Le châle devait couvrir les épaules durant la prière en signe : * d’humilité ; * de paix ; * et de séparation d’avec les préoccupations du monde. Les plus pieux portaient parfois le châle sous leurs vêtements durant toute la journée afin de se souvenir constamment de Parédor. Le tissu était souvent orné : * de fils bleus rappelant les cieux ; * ou de motifs de cristal symbolisant la pureté. Les sages enseignèrent : « Comme le châle couvre le corps, la sagesse doit couvrir l’âme. » == Les postures de recueillement L’Horaat n’imposa pas une seule position pour la prière. Les fidèles pouvaient prier : * debout ; * assis ; * ou agenouillés. Mais il fut recommandé de baisser la tête devant Parédor afin de reconnaître Sa grandeur. Les sages enseignèrent que la prosternation complète était réservée aux moments de grand pardon ou de profonde détresse. Prier allongé sans nécessité était fortement découragé. Car il est écrit : « Que le corps reflète l’attention de l’esprit. » == Les prières du matin et du soir Chaque Meyased devait consacrer le commencement et la fin du jour à Parédor. === La prière du matin Au lever du soleil, le fidèle remerciait Parédor pour : * la vie ; * le souffle ; * et la lumière nouvelle. Les premiers mots prononcés étaient souvent : « Béni soit Parédor qui renouvelle les jours et soutient les vivants. » Puis le fidèle récitait : * l’Attestation de Foi ; * quelques versets de l’Horaat ; * et ses demandes personnelles. === La prière du soir Avant le sommeil, le croyant examinait ses actions du jour. Il demandait pardon pour ses fautes et confiait son âme à Parédor durant la nuit. Il était courant de conclure : « Que mon souffle repose dans la paix de Parédor jusqu’à l’aube prochaine. » == Les prières après le péché Lorsqu’une personne commettait une faute, elle devait rapidement revenir vers Parédor. Le péché non reconnu obscurcit l’âme comme la fumée obscurcit le verre. Ainsi les sages enseignèrent : * la confession sincère ; * le repentir ; * et la réparation des torts causés. Les prières après le péché étaient souvent accompagnées : * de jeûnes ; * d’actes de charité ; * ou de longues méditations de l’Horaat. Car il est écrit : « Celui qui reconnaît sa faute ouvre déjà la porte du pardon. » == Les prières communautaires Même si la prière solitaire est précieuse, l’Horaat enseigne la force de la prière commune. Les Meyaseds se réunissaient dans les temples afin de : * étudier les Écritures ; * débattre avec les sages ; * et prier d’une seule voix. Les temples furent bâtis comme des lieux : * d’étude ; * de silence ; * et de rassemblement. Nul cri de guerre ni commerce ne devait troubler leur paix. Lorsque les fidèles priaient ensemble, le nom de Parédor était proclamé à haute voix. Et les anciens enseignaient : « Là où plusieurs âmes recherchent sincèrement Parédor, Sa lumière demeure parmi elles. » == Les bénédictions des portes Zaphiel ordonna que chaque foyer Meyased porte des paroles de l’Horaat à ses entrées. Ainsi furent créés les Tsëdehim : des parchemins sacrés placés près des portes des maisons. On y inscrivait : * des versets de protection ; * des bénédictions ; * et des invocations adressées à Parédor. Les habitants embrassaient souvent le Tsëdehim en entrant ou en sortant de la demeure. Car il était écrit : « Que chaque seuil rappelle à l’âme le chemin de Parédor. » Les sages les plus érudits étaient chargés de rédiger ces parchemins afin d’éviter toute erreur dans les paroles sacrées.